Débuts de la musique

Depuis la préhistoire, les hommes utilisent des sons, des percussions et des chants au cours de cérémonies et de fêtes. La musique provient de la ritualisation des ces cérémonies, regroupant la communauté et créant un nouveau moyen de communication émotionnel. C'est ainsi que de grandes civilisations comme l'Egypte, la Grèce, la Perse et la Chine ont introduit les vertus de la musique dans leurs sciences médicales.

          1. Prémisse de la musique

La musique semble avoir toujours existée, c'est pourquoi il n'est pas possible de dater précisément l'apparition de la musique, difficile aussi de savoir qui du rythme ou de la mélodie fut le premier composant de cet art ancestral. Cependant, elle ne ressemblait probablement pas à la musique que nous connaissons aujourd'hui. Celle-ci était faite de chants, battements de mains et de pieds, de chocs de pierres ou de morceaux de bois. Ces musiques ressemblent d'avantage à celles que l'on trouve chez certains peuples africains ou américains aujourd'hui. La musique fut un moyen d'expression pour les premiers hommes qui vécurent sur terre. Souvent associée à des danses, elle traduisait les sentiments du groupe, pouvant ainsi être gaie ou mélancolique, violente ou douce, les accompagnant au travail ou au combat. Durant des 'cérémonies religieuses', les hommes préhistoriques récitaient des incantations. Par le biais de la musique, les hommes essayaient de communiquer avec les esprits qui les entouraient, espérant que ceux-ci agiraient sur les événements qu'ils ne pouvaient expliquer ou qu'ils ne pouvaient maîtriser comme les maladies, la foudre ou le vent. La découverte d'instruments de musiques fabriqués pas les néanderthaliens confirme la présence de la musique à cette époque. Les études effectuées sur la préhistoire n'apportent pas, pour le moment, la preuve de musiques ou sons guérisseurs, les recherches sont centrées sur la musique en générale.

          2. Antiquité

Les premiers écrits retrouvés prouvant l'existance de la musique datent de l'antiquité. Plusieurs ouvrages nous sont parvenus grâce à des papyrus, des amphores, des manuscrits ou encore des pierres gravées. Deux importantes civilisations antiques confiaient à certains sons des vertus thérapeutiques.

Représentation de la musique égyptienne

  • Les Egyptiens

Dans l'Égypte antique, la musique était représentée par le même hiéroglyphe qui symbolise la joie et le bien-être. Les inscriptions et les dessins sur les temples, les tombeaux, les bas-reliefs, les statues, les fresques, les instruments retrouvés attestent que la musique était utlisée lors des manifestations au temple, lors des fêtes publiques et privées.

Les Egyptiens confèrent à certaines syllabes des pouvoirs qui constituent, pour certaines, un passeport pour l'au-delà, une garantie de la vie après la mort, qui ouvre les portes d'accès aux champs de la paix : "Je suis cuirassé de Verbes magiques de grande puissance" (Livre des morts). Ainsi certaines syllabes et mots chez les Egyptiens sont porteurs de puissance et de pouvoirs. Les informations sur les sons destinés à des soins sont réduites mais grâce à certains papyrus médicaux, datant de 2600 ans, qui se réfèrent aux incantations destinées à guérir la stérilité, la douleur rhumatisale ou encore les piqûres d'insectes, nous savons qu'ils étaient déjà pratiqués.

  • Les Grecs

Dans l'Antiquité, la musique était utilisée à des fins cathartiques par les Corybantes et dans les Bacchanales. La catharsis correspond à une décharge des tensions physiques, émotionnelles, qui soulage et apaise momentanément. On la trouve aussi dans certaines fêtes tribales et quelques méditations religieuses, pour y produire défoulement, exutoire, extase ou transe.Cette pratique a donné naissance au tarentisme : lorsqu'une personne manifestait des pathologies mentales soit par des états de grande agitation, soit par une fermeture totale sous forme de prostration, on les attribuait à la morsure de tarentule (grosse araignée noire et velue, familière des régions méridionales). Le traitement consistait à trouver d'urgence un musicien qui jouait alors de la musique continuellement jusqu'à la cessation du symptôme. Dans ce cas, la musique était considérée comme le seul traitement efficace pour mettre fin aux états d'agitations ou de torpeur du malade.

Corybantes : Dans la mythologie grecque, les Corybantes sont des danseurs coiffés d'un casque et vêtus d'une armure célébrant le culte de la grande déesse phrygienne Cybèle, au rythme des tambourins, cors, flûtes et cymbales.

Bacchanales : Fêtes religieuses célébrées dans l'Antiquité, elles se tenaient en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin, de l'ivresse et des débordements, notamment sexuels.

Par ailleurs, le sens de la responsabilité c'est-à-dire le respect de la vie et le sens de la responsabilité morale s'imposait à qui manipulait les énergies sonores. Celà était éxigé des élèves étudiant la philosophie des auteurs classiques dans la Grèce et la Rome antiques, où un soin particulier présidait aux choix d'une musique curative afin d'assurer au patient santé, pureté, mais aussi un caractère équilibré.

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