Le métier de musicothérapeute

          1. Les compétences

Le musicothérapeute peut être, à l’origine, un clinicien, c’est-à-dire psychologue, médecin etc., ou, dans une optique plus pédagogique et sociale, musicien professionnel, enseignant, éducateur, musicologue… qui a, en plus, suivi une formation de musicothérapie. Il est, dans tous les cas, musicien. Comme tous les psychothérapeutes, le musicothérapeute doit avoir fait et faire en permanence un travail sur soi, sans quoi, une écoute neutre et attentive de l’autre est impossible. Les compétences requises dépendent du domaine dans lequel le musicothérapeute souhaite exercer son métier. Des connaissances médicales et psychothérapeutiques sont recommandées pour un travail centré sur l’aspect clinique de la musicothérapie. Des connaissances culturelles et sociales seront plus indiquées pour une visée spirituelle et rééducative.

Il faut toutefois savoir que, dans le cadre d’une psychothérapie, c’est le patient qui se découvre et qui fait lui-même le chemin vers son problème et sa résolution avec comme interlocuteur le thérapeute. Celui-ci n’est donc pas le principal responsable de la réussite (ou de l’échec) de la thérapie.

 

          2. Le statut et la formation du musicothérapeute

A l’image des autres fonctions psychothérapeutiques (psychothérapeute, psychanalyste…), il n’existe à ce jour, en France, aucun diplôme reconnu par l’Etat délivré aux musicothérapeutes. La plupart d’entre eux ont reçus une formation par le biais d’associations ou à l’Université. Depuis une vingtaine d’années, il existe en effet des Diplômes Universitaires (DU) en musicothérapie, d’une durée de trois ans, délivrés dans les Universités René Descartes Paris V, Université de Nantes et Université Paul-Valéry Montpellier III. La formation en musicothérapie est également accessible au moyen d’un master (qui est un diplôme national) en sciences de l’éducation obtenu à l’Université René Descartes Paris V. Il faut toutefois savoir que les formations universitaires proposent un cadre et des études plus structurées par rapport aux formations qu’offrent les associations, ciblées sur le contact et l’apprentissage des bases.

Le statut de musicothérapeute n’est cependant pas reconnu officiellement en France, à l’inverse de certains pays nordiques comme les Pays-Bas ou l’Angleterre, et laisse par conséquent place à des fraudes, malgré les codes de déontologie des associations de musicothérapeutes.

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